mardi 23 septembre 2008

En progrès



Ca y est! J'ai enfin réussi à prendre quelques photos sous-marines. Bon, c'est vrai qu'elles ne sont pas terribles, mais c'est un début. Mon métier est d'encourager les débuts et de les trouver prometteurs. Alors par habitude professionnelle, je m'encourage.

Ce n'est pas facile la photo sous-marine. Il faut se trouver sur le tombant vers midi quand le soleil est à la verticale et donne une bonne lumière. Donc un jour sans nuages. Il faut qu'à cette heure-là la marée soit raisonnablement haute, sinon les gros poissons ne sont pas là et on ne peut prendre que de petits poissons comme le joli bleu que vous voyez sur la photo.

Il faut arriver à manipuler la tirette ridiculement petite du zoom, à travers le sac en plastique. Là, il est clair que je n'ai pas réussi car les poissons étaient beaucoup plus près que ne le laissent supposer les photos.

Il ne faut pas non plus que la marée soit trop haute sinon c'est la galère pour retourner au rivage. Ah, c'est tout un art.




Enfin, il ne faut pas non plus qu'il y ait des vagues qui nuisent à la diffusion des rayons lumineux et qui vous jettent sur les coraux parce qu'alors là, ça fait mal.

C'est d'ailleurs ce qui a mis fin à cette première séance. Je me suis un peu entaillé la cuisse sur un très joli corail, vraiment rien de grave, mais je me suis demandé à quelle distance les requins pouvaient sentir quelques gouttes de sang (on a tous vu ça dans les films). N'ayant aucune idée de la réponse, je suis retourné vers le rivage en me disant que je m'en tirais à bon compte car j'aurais pu tout aussi bien me vautrer dans les oursins ou perdre irrémédiablement mon appareil photo au fond du lagon.

Par la suite j'ai même appris qu'il existe ici un corail appelé corail de feu qui est terriblement urticant. On bourgeonne pendant des jours et des jours.

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